20 mars 2009

Lettre ouverte au Président du CNDD, Président de la Republique




Le Président de la rupture demande incessamment à tous les guinéens de non seulement dénoncer tout ce qui constitue une entrave à notre développement mais aussi de lui faire de bonnes propositions pour que le CNDD réussisse sa mission de mette notre patrie sur les rails.> Je vous présente donc le contenu de la lettre ouverte que je lui adresse.

A Son Excellence Monsieur le Président du CNDD,

Président de la République.

Excellence Monsieur le Président ;

Permettez-moi d’adresser à vous et à l’ensemble de votre équipe mes vives félicitations pour avoir pris le pouvoir sans effusion de sang à un moment de confusion et de désespoir dans notre pays.

A cet égard ; mon soutien inconditionnel et indéfectible au CNDD ne peut m’empêcher en tant que patriote d’attirer votre attention sur des démarches pouvant être un frein à la réalisation des nobles objectifs que vous vous êtes définis notamment le déclenchement d’une lutte engagée contre l’ethnocentrisme et le régionalisme qui minent actuellement notre patrie. Ce défi est pour moi, certes surmontable car dit-on : à cœur vaillant rien d’impossible, mais il constitue sans doute la question la plus épineuse à laquelle est confronté ce conseil de la rupture que vous dirigé.

La raison fondamentale qui m’a motivé à vous adresser cette lettre est le fait par le CNDD de faire accompagner sa délégation devant présenter ses excuses au Président de l’UFDG par une délégation de
la Coordination de
la Moyenne Guinée suite à une descente des soldats au domicile de ce citoyen.

Ce souci de réparer le tort causé prouve à suffisance votre hostilité à l’injustice.

Mais je trouve que la présence d’une délégation de
la Coordination du Fouta à coté de celle qui représente toute la nation guinéenne en l’occurrence le CNDD aura sans doute des conséquences néfastes sur l’unité nationale que vous voulez restaurer.

Laquelle situation m’a amené à de longue reflexion en me posant les questions suivantes :

Mr Cellou Dalein Diallo est-il du Fouta ou de la Guinée ?

Le Fouta ne se retrouve t-il pas le CNDD ?

Le jour où le CNDD causera du tort à un autre citoyen originaire de la Basse Guinée, de la Guinée Forestière ou de la Haute Guinée, comment va-t-il s’en prendre désormais pour le réparer ?

Alors je pense que Mr Diallo est simplement un guinéen comme tous les autres guinéens en général et les membres de cette délégation du CNDD en particulier. Donc à mon avis lorsque le CNDD veut résoudre un tel litige avec un guinéen, il n’a pas besoin de la médiation d’une quelconque région.

Je vous rappelle Son Excellence que les gouvernements précédents ont par leur manque de volonté ou leur incapacité à imposer l’unité nationale, commis la grosse erreur de reconnaître et d’encourager les regroupements régionalistes.

Si vous voulez donc bannir ce lourd héritage qu’ils vous ont légué, n’acceptez pas que le CNDD marche sur leur trace en accordant du crédit aux soi-disant coordinations régionales.

C’est pourquoi je vous suggère Mr le Président, au nom de l’unité nationale, d’interdire formellement ou de supprimer purement et simplement tous ces regroupements régionalistes qui sont dépourvus de tout objectif de développement sauf que cultiver la supériorité ethnique ou régionaliste. Je dénonce clairement certaines formes développées de ces genres de regroupements à savoir l’Union Manding et Al Poular qui sont (comme vous le savez) fortement politisées.

Mr le Président si vous prenez cette décision patriotique vous aurez actionné votre première arme sans vous trompez de cible. Et bon soldat que vous êtes, je ne doute guère de votre audace et de votre promptitude.

Dans le cas contraire, soyez rassurés que toute autre initiative ne se greffant pas à la précédente sera vouée à l’échec tant que ces lieux de regroupements qui servent de temples où l’on mûrit la hargne interethnique continueront à former activement de mauvais élèves.

Pour la circonstance je vous revoie à l’article 4 de notre Loi Fondamentale bien qu’elle soit suspendue. C’est par refus d’appliquer ces dispositions que nous nous sommes retrouvons dans cette situation ne profitant qu’aux politiciens mal intentionnés qui en trouvent un moyen d’action politique à de mauvaise fin.

Vous êtes pour cela notre dernière chance dans la mesure où il sera pratiquement impossible pour un parti politique, dans les années à venir, de prendre une telle décision contre un groupe qui, d’une manière ou d’une autre le portera à la commande de cette nation.

Je vous pris Mr le Président de faire de cette suggestion votre priorité pour ne pas laisser planer après vous la même menace d’une éventuelle guerre interethnique.

Veuillez agréer Excellence Monsieur le Président de la République, mon sens de patriotisme et ma plus haute considération.

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